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mercredi 28 juillet 2021

Adecco Groupe annonce le rachat d'AKKA Technologies

La nouvelle est tombée ce matin, et fait la une de nombreux quotidiens d'information économique : Adecco Groupe annonce le rachat d'AKKA Technologies, pour la modique somme de 2 M€ !


Une nouvelle pas si surprenante que ça, pour ceux qui savent lire les communiqués financiers (ou nos décryptages sur ce blog).

Ainsi, rappelez-vous, il y a quelques mois nous publions l'article "Plan stratégique Future@Work: Adecco mise sur Modis" dans lequel tout était déjà écrit :

Pour Modis, le groupe précise qu'il entend "construire un leader du marché des technologie du consulting (...).

Le groupe estime que les activités "Talent Solutions" et "Modis" sont à forte croissance et à plus forte valeur ajoutée, et entend donc investir sur ces activités.

Pour qui sait lire entre les lignes, cette intention annonce probablement une grosse surprise pour les mois à venir, car le groupe Adecco dispose de moyens à la hauteur de ses ambitions...

Nous y voilà donc, et le rachat d'AKKA prend tout son sens car il permet de bâtir rapidement un des leader mondiaux de l'ingénierie, puisque le nouveau groupe sera n°2 mondial, juste derrière le géant constitué d'ALTRAN & CAP GEMINI.

En France, le mariage s'annonce quelque peu déséquilibré puisque

jeudi 1 avril 2021

Les actionnaires solidaires... vous y avez cru?

 

Dessin poisson d'avril

Notre article d'hier annonçant le renoncement des actionnaires d'Adecco à leurs précieux dividendes n'a étrangement pas déclenché d'étonnements ni de doutes (il faut dire que nous étions nombreux à avoir d'autres préoccupations en tête).

Mais franchement, un actionnaire qui renonce à ses dividendes, vous y avez vraiment cru?

Et non, bien sur, l'actionnaire ne renonce jamais, combien même le monde s'écroulerait qu'il continuerait à exiger sa part du gâteau, toujours plus grosse cela va de soit.

Le rapport annuel 2020 du groupe le confirme d'ailleurs dans un paragraphe nommé "Récompense des actionnaires" :

Les actionnaires Adecco solidaires face à la crise

Flash-back... il y a un an, Bruno Lemaire déclarait:

CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

J’invite toutes les sociétés qui ont accès au chômage partiel, c’est à dire qui ont leurs salariés payés par l’État, à faire preuve de la plus grande modération en matière de versement de dividendes. Et j’irai plus loin. Soyez exemplaires: si vous utilisez le chômage partiel, ne versez pas de dividendes.
L'article du HuffingtonPost concluait toutefois prudemment :

Reste à savoir si ces appels à la modération suffiront à inciter les grands groupes [à ne pas verser de dividendes]

Et bien nous y sommes, le rapport annuel 2020 du groupe Adecco vient d'être publié et revient sur cette année inédite afin de fixer le niveau de dividendes reversés aux actionnaires (qui ont atteint l'an dernier la bagatelle de 400M€, rappelons le).

Comme le dit sobrement le rapport annuel:

It has indeed been a year like no other
Et comme le dit l'adage, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, comme nous allons le voir, tout en osant suggérer quelques motivations moins avouables pour expliquer l'incroyable geste consenti.

vendredi 19 février 2021

La liste noire d'Adecco

 L'Humanité de ce jeudi a mis notre groupe à la Une, et ce n'est hélas pas à son honneur...


En effet, un informateur courageux à transmis au journal une liste de plus d'une centaine de personnes amenées à quitter la société pour l'année à venir.

Le motif est même prévue à l'avance, au choix entre licenciement ou rupture conventionnelle...

dimanche 6 décembre 2020

Plan stratégique Future@Work: Adecco mise sur Modis

Le 1er décembre, le Groupe Adecco publiait les grandes lignes de sa stratégie pour les 3 années à venir. 


 

Sobrement nommé "Future@Work", ce plan succède à "Perform, Transform and Innovate". Alors oui, ces mots sonnent creux et on ne connait pas de groupe qui bâtirait son avenir sur un plan type "Perdre, Stagner et Copier"... Mais restez attentif, derrière le jargon fait pour plaire aux milieux financiers se cache une information importante pour l'avenir de Modis.

mardi 14 juin 2016

Mais qu'est-ce que PmSm?

L’austère bulletin de paye reçu tous les mois à cette période nous a cette fois-ci réservé une petite surprise : un mystérieux logo a remplacé le traditionnel logo euro engineering.



Avouons le, le nom de PmSm n'évoque rien de connu chez nous, on a donc pu se laisser aller à quelques hypothèses farfelues :
  • un nouveau changement de nom pour euro engineering?
  • un rachat?
Peu probable,  nous en aurions été avertis, la raison était donc à chercher ailleurs.


Une rapide recherche internet nous a permis de constater que derrière ce nom mystérieux se cache un groupe bien connu:


Nous sommes donc chez une société du groupe Adecco!

Nous faisons donc le pari que cette société a du, tout comme euro engineering, externaliser la gestion de ses payes chez Adecco Groupe France (AGF), qui a du mélanger les logos ou le papier à en-tête au moment de l'impression des bulletins de paye.

Peut-être les salariés de PmSm ont-ils sur leurs propres bulletin un logo euro engineering???






Quoi qu'il en soit, tout cela ne fait pas très sérieux, surtout s'agissant tout de même de nos bulletins de paye.

Pour la petite histoire, sachez que l'erreur n'est pas présente sur les bulletins dématérialisés.

jeudi 9 octobre 2014

La redevance de marque Adecco dans le collimateur du FISC

Le siège d'Adecco en Suisse
On reproche souvent à nos voisins Suisses l’opacité avec laquelle ils traitent les affaires financière, aussi sommes-nous surpris d’apprendre par un hebdomadaire Helvétique (Le Matin Dimanche) [1], et non par notre presse tricolore jusqu'ici silencieuse, les déboires de notre maison mère avec le FISC français.

Nota: les passages en italiques sont issus de l'article original.

Adecco, numéro un mondial du travail temporaire est soupçonné d’encaisser trop d’argent sur le dos de sa filiale française. Celle-ci pourrait payer une amende de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Mais de quoi s’agit-il exactement, et en quoi cela nous concerne t’il directement?

Depuis plusieurs années, les inspecteurs de la Direction des vérifications nationales et internationales (DVNI) ont le nez dans les comptes de notre groupe. Ce qui chagrine les enquêteurs, c’est le montant
des royalties (aussi appelées « redevance de marque ») versées par Adecco France à sa maison mère: celles-ci seraient bien trop élevées.

En effet, depuis 2006, chaque société du groupe (et donc euro engineering) paie une sorte de prime pour pouvoir utiliser le nom et la notoriété d’Adecco. C’est à ce titre que depuis 2006 elle transfère entre 2% et 4% de son chiffre d’affaires annuel au siège suisse. Le problème, c’est que ce pourcentage serait surévalué. Pour augmenter les charges des sociétés du groupe, diminuer artificiellement leurs bénéfices et, du même coup, leurs impôts.

En un mot comme en cent, il ne s’agirait ni plus ni moins que d’une forme d’évasion fiscale.

Nous avions en effet eu vent de ces enquêtes, et la Direction nous avait informé que depuis 2013 la redevance de marque avait été très fortement abaissée suite à l’intervention des services fiscaux (passant de 1 à 2 millions d’euro à moins de quelques centaines de millier d’euros).

L’article souligne que ce détournement n’est pas sans impact sur la rémunération des salariés d’Adecco, puisque ceux-ci se sont retrouvés privés du versement de participation du fait de la diminution artificielle du bénéfice fiscal au profit de la maison mère. Sachant que chez nous aussi la participation est nulle depuis qu’elle a été mise en place, on peut se demander ce qu’il en aurait été si les résultats n’avaient pas été préalablement plombés par cette redevance excessive...

On notera avec un certain désabusement que ces pratiques sont très courantes dans le secteur puisque Manpower a également été visé par une enquête pour des pratiques similaires [2], et que le directeur de la DVNI fait état de l’existence de redevances allant parfois jusqu’à plus de 10% dans certaines sociétés [3].

Pour conclure et faire la transition sur un sujet d'actualité: si vous adorez les aventures de Largo Winch, si vous rêvez de vous plonger dans les méandres de la finance internationale, ou plus modestement si vous souhaitez nous aider à y voir plus clair dans le bilan financier de la société, vous serez tout à votre place au comité d’entreprise. N’hésitez pas à nous contacter pour discuter d’une éventuelle candidature aux élections qui approchent!

Sources :
  1. Article sur « Le Matin Dimanche »
  2. Participation aux bénéfices, scandale de la redevance de marque (CFTC Manpower)
  3. Évasion des capitaux et finance : mieux connaître pour mieux combattre (senat.fr)

jeudi 13 mars 2014

Adecco ou cacao?

On oublie parfois de se rappeler que notre société fait partie d'un groupe, n°1 mondial des services en Ressources Humaines. Ce n'est pas rien, aussi nous allons dans cet article nous intéresser à son actualité, décidément pleine de rebondissements et qui nous donne l'occasion d'utiliser ce titre à la sonorité savoureuse.



Résultats financier 2013:

Les résultats financiers 2013 d'Adecco sont parus hier, et devraient contenter actionnaires et dirigeants car ils sont en forte hausse, comme vous pouvez en juger:
  • Chiffre d'Affaire (CA) en hausse de 4% au 4ème trimestre, à près de 5 milliards d'€.
  • Bénéfice net annuel qui bondi de 48%, à 557 millions d'euros, dépassant les prévisions des analystes.
  • Versement de dividendes en hausse de 11% pour les actionnaires.
  • Bond de l'action Adecco suite à ces bonnes nouvelles qui grimpe de 5%.
L'exercice a été marqué par une amélioration graduelle au fil de l'année. Au premier trimestre, les recettes déclinaient sur tous ses marchés en Europe continentale. Au quatrième, elles s'affichaient en nettes hausses.
Par ailleurs, le groupe est parvenu à redresser sa rentabilité en France, son plus gros marché, grâce aux efforts de réduction des coûts (les salariés concernés apprécieront).

Pour l'année à venir, le groupe a dit s'attendre à ce que la demande pour une main d'oeuvre flexible continue d'augmenter, il a donc toutes les raisons de voir l'avenir en rose.

Commentaire de la Cfdt euro engineering

Ces bons résultats sont l'occasion de mettre en perspective la place d'euro engineering dans le groupe Adecco, qui reste très modeste avec 200 millions de CA annuel (au niveau Européen), ce qui représente donc environ 1% du CA du groupe.

Perte de notre principal actionnaire:

Alors que la majorité des actionnaires se remettaient certainement à peine d'une nuit de fête passée à célébrer les bons résultats annoncés la veille, l'un d'entre eux (Jacobs Group, le plus gros) s'est levé un peu plus tôt que les autres et en a profité pour mettre en vente pas moins de 30,2 millions d'actions (qui, compte tenu de la valeur actuelle du titre, valent pas loin de 2 milliard d'€) et représentent 16% du capital d'Adecco.

A t'il senti le vent tourner? Peut-être, mais officiellement, ce désinvestissement a été décidé "pour être mieux diversifié" et se recentrer sur Barry Callebaut (fabricant suisse de chocolat, 1er groupe mondial du secteur), dont les perspectives de croissance sont visiblement encore plus alléchantes (en effet, il vous a peut-être échappé qu'une pénurie de cacao menace et fait flamber le cours de la fève).

Ainsi, entre Adecco et cacao, notre actionnaire majoritaire a tranché, et investi donc ces deniers dans le chocolat.

Par conséquent, les 5% gagnés hier en bourse par le titre Adecco sont reperdus ce matin du fait de cette annonce imprévue.

Reste que vu le cours de bourse du groupe Adecco sur ces trois dernières années, on se dit que le moment est plutôt bien choisi pour cet investisseur, qui profite d'un sommet de l'action pour quitter le navire:





Commentaire de la Cfdt euro engineering :

Tous ces chiffres et événements sont bien sûr très éloignés de nos préoccupations quotidiennes, et les courbes d'évolution de nos salaires sont bien loin de refléter celle du cours de l'action Adecco.

En tout cas, la stagnation du budget envisagée pour les augmentations 2014 nous conforte dans l'idée que les profits sont décidément bien mal répartis.

Les négociations en cours pour conclure un accord d’intéressement permettront - on l'espère - de faire davantage profiter les salariés des bons résultats de leurs entreprise, on vous en reparlera rapidement.

Sources:

mercredi 1 mai 2013

Réaction aux résultats de l'enquête GPTW de 2013

Suite au message de M. DEHAZE reçu fin avril 2013 par chacun des collaborateurs euro engineering (et plus largement du groupe ADECCO) concernant les résultats de l'enquête GPTW (Great Place To Work), la Cfdt euro engineering tient à apporter quelques compléments.


  1. Tout d'abord, et comme le message ne l'indique pas, l'enquête était limitée aux seuls collaborateurs de la structure (qui reprèsentent moins de 15% de l'effectif global), ce qui explique la surprise des collaborateurs en exploitation de voir les résultats d'une enquête dont ils n'ont jamais entendu parler...
  2. Concernant les résultats relatifs à euro engineering, nous nous réjouissons de voir que nos salariés de structure "se sentent heureux, investis et fiers de travailler". Nous restons toutefois prudent et attendons avec impatience la communication des résultats détaillés par la Direction.
  3. Concernant les moyens mis en place pour "favoriser ce bien être au travail", nous relevons avec surprise que M. DEHAZE rejoint les positions de la Cfdt concernant l'intéret de faire bénéficier les parents de jours de congés enfants malades. C'était l'une des principales revendications de la Cfdt lors des dernières NAO, et la Direction n'y avait pas donné suite. Espérons que les prochaines négociations tiendront compte de cet appui de poids pour la mise en place d'une telle mesure.
Pour finir, nous rappellerons qu'au début 2012 déjà la Direction nous informait de la tenue de cette enquête réservée au personnel de structure, et parlait de son intention de l'étendre au personnel d'exploitation en 2013. Le rendez-vous est visiblement manqué pour cette année, espérons que l'année prochaine notre moral à tous sera sondé, afin que la photographie soit aussi juste que possible.

On note en tout cas un progrès puisque c'est la première fois qu'une restitution des résultats est envisagée au niveau de chaque société du groupe, puisque comme le souligne M. DEHAZE, les résultats globaux sont peu exploitables du fait de la taille et de la variété des sociétés qui composent le Groupe Adecco.

Et vous, avez-vous participé à l'enquête? Qu'en avez-vous pensé? N'hésitez par à réagir en nous laissant un commentaire.