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Notre article d'hier annonçant le renoncement des actionnaires d'Adecco à leurs précieux dividendes n'a étrangement pas déclenché d'étonnements ni de doutes (il faut dire que nous étions nombreux à avoir d'autres préoccupations en tête).
Mais franchement, un actionnaire qui renonce à ses dividendes, vous y avez vraiment cru?
Et non, bien sur, l'actionnaire ne renonce jamais, combien même le monde s'écroulerait qu'il continuerait à exiger sa part du gâteau, toujours plus grosse cela va de soit.
Le rapport annuel 2020 du groupe le confirme d'ailleurs dans un paragraphe nommé "Récompense des actionnaires" :
Flash-back... il y a un an, Bruno Lemaire déclarait:
L'article du HuffingtonPost concluait toutefois prudemment :
CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
J’invite toutes les sociétés qui ont accès au chômage partiel, c’est à dire qui ont leurs salariés payés par l’État, à faire preuve de la plus grande modération en matière de versement de dividendes. Et j’irai plus loin. Soyez exemplaires: si vous utilisez le chômage partiel, ne versez pas de dividendes.
Reste à savoir si ces appels à la modération suffiront à inciter les grands groupes [à ne pas verser de dividendes]
Et bien nous y sommes, le rapport annuel 2020 du groupe Adecco vient d'être publié et revient sur cette année inédite afin de fixer le niveau de dividendes reversés aux actionnaires (qui ont atteint l'an dernier la bagatelle de 400M€, rappelons le).
Comme le dit sobrement le rapport annuel:
It has indeed been a year like no otherEt comme le dit l'adage, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, comme nous allons le voir, tout en osant suggérer quelques motivations moins avouables pour expliquer l'incroyable geste consenti.
La dernière réunion du CSE a mis en évidence le fait que la majorité des salariés MODIS ne profitent pas de leurs droits :-(
Ainsi, en janvier/février, seulement 1/4 des salariés a profité du forfait "communications" d'un montant de 17€/mois.
Est-ce par altruisme envers Modis, afin de maximiser les bénéfices de notre société?
Ou peut-être par ignorance, oubli ou difficulté à saisir la note de frais?
Si vous êtes concernés, n'hésitez pas à nous indiquer pourquoi en commentaire, et surtout à nous dire si cet article vous a permis de corriger la donne (vous avez jusqu'à mercredi pour profiter de la rétroactivité de 3 mois).
De notre côté, nous préférons voir l'argent dans la poche des salariés que dans un coffre en Suisse.
Ce bref article vous rappelle donc les modalité de cette aide et partage quelques conseils que nous ont transmis des bénéficiaires, que nous remercions au passage.